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vendredi 23 septembre 2016

Protection Sociale

Dans l’actualité de cette fin de semaine, deux sujets devraient retenir l’attention des commentateurs.

Le premier d’entre eux concerne la prise en compte du patrimoine dans le calcul de l’A.P.L. Comme son nom l’indique, cette Aide Personnalisée au Logement permet à tout un chacun de bénéficier d’une allocation pour se loger dans de bonnes conditions. Le droit au logement est un droit essentiel et la collectivité a imaginé cette intervention financière pour le respect de ce droit.

Elle a toujours été calculée en fonction des ressources du foyer. Quoi de plus juste ? Une disposition de la loi de finances pour 2016 entre en vigueur dans quelques jours. Il s’agira d’intégrer dans les revenus du demandeur des éléments de son patrimoine, de ce qu’il possède. Là encore, quoi de plus normal ?

Je ne comprends pas les réactions d’opposition à cette mesure qui est, par excellence, un élément de justice sociale.

Le second sujet, c’est la situation de notre système de protection sociale. La Ministre en charge, Marisol Touraine, annonce ce matin le rétablissement de l’équilibre des comptes de la Sécurité Sociale.

Cela a toujours constitué l’un des objectifs prioritaires de la Gauche, à chaque fois qu’elle a été au pouvoir depuis 1981. A chaque fois, elle a réussi. Malheureusement, lorsque le vote des Français ramenait la Droite aux affaires, c’en était fini de cet équilibre indispensable.

On ne soulignera jamais assez que durant ce premier quinquennat de François Hollande, malgré la crise économique et sociale qui affecte notre pays, la protection sociale des Français n’a jamais diminué. Au contraire, des mesures nouvelles sont venues la renforcer. Cela n’a pas été le cas dans quelques autres pays de l’Union Européenne où la crise a eu pour conséquence une diminution de la couverture sociale.

« La Gauche a fait le job » a déclaré la Ministre. C’est incontestable. Pourquoi faudrait-il que sous prétexte d’alternance dans quelques mois, nos concitoyens aient à connaître à nouveau, comme ils l’ont encore connu entre 2002 et 2012 sous les gouvernements de droite, une remise en cause de ce qui garantit une protection en matière de santé, d’assurance pour les personnes âgées ou d’accompagnement pour les personnes handicapées ?

C’est pourtant ce qui arriverait si la politique sociale du gouvernement n’était pas menée dans la même direction pour les cinq années à venir.

Dans ce domaine, comme dans beaucoup d’autres, je veux croire que la raison l’emportera.

lundi 19 septembre 2016

Pour un front des progressistes

Pour certains, l’argument selon lequel il y aurait en France deux « Gauches irréconciliables » n’est pas fondé.

Ce qui est sûr, c’est que la Gauche française est très diverse. Elle est « plurielle » pour reprendre le vocabulaire de la période du gouvernement Jospin entre 1997 et 2002. Mais si l’on veut simplifier notre paysage politique particulièrement complexe, on peut dire sans se tromper que la gauche responsable, capable de gouverner, trouve en travers de sa route non seulement la Droite et l’extrême droite mais également une autre Gauche.

Celles et ceux qui animent les différentes composantes de cette gauche irresponsable, et malheureusement on y rencontre des prétendus socialistes, sont incapables de prendre en considération la réalité et campent dans une utopie dévastatrice.

Est-ce rédhibitoire ? Je ne le pense pas car, en politique, rien n’est jamais définitif. Le risque existe cependant de devoir passer par un échec cuisant lors des rendez-vous électoraux de 2017.

Les critiques formulées à l’encontre de François Hollande et de son gouvernement ont différentes motivations.

Il y a d’abord celles, portées par ces utopistes que j’ai déjà évoqués. Pour eux, la politique qu’ils préconisent n’intègre à aucun moment les contraintes du monde dans lequel nous sommes. C’est le « y’a qu’à » et le « faut que ».

Il y a ensuite des motivations qui, bien que partagées par des hommes et des femmes de gauche, n’ont d’autres raisons que d’éliminer le Parti Socialiste au prétexte qu’il trahirait la Gauche.

Il y a enfin, et c’est là qu’on retrouve quelques socialistes, des ambitions personnelles, des égos surdimensionnés qui font perdre tout sens de la mesure chez celles et ceux qui en témoignent.

Je le disais : rien n’est rédhibitoire. En fin de compte, la raison devrait l’emporter. Ce fut le sens de l’intervention de Jean-Christophe Cambadélis, Premier Secrétaire du Parti Socialiste, samedi après-midi, à l’Université de l’engagement qui s’est tenue à Lomme. Il a démontré avec brio les dangers que représenterait pour la France le retour de la Droite au pouvoir. Il a également insisté sur la nécessité de « construire un front des progressistes ».

Bien sûr, cela nécessitera que certains reconsidèrent des positions qui, si elles étaient maintenues, conduiraient à l’échec.

J’attends désormais de celles et de ceux qui revendiquent leur appartenance au camp du progrès qu’ils s’engagent sans tarder dans ce « front des progressistes » proposé par le Parti Socialiste. C’est la seule condition pour éviter l’échec.