Réagissez !

lundi 22 mai 2017

Garantir la Démocratie

Le moins que l’on puisse dire, c’est que nous sommes dans l’incertitude et que les intentions du gouvernement et du nouveau Président de la République suscitent des inquiétudes chez nos concitoyens.

Certes il y a les 24,01 % des votants du 1er tour qui ont souhaité que Monsieur Macron soit Président de la République. Ils ont fait ce choix, soit parce que les autres candidats, tant à droite qu’à gauche, ne leur inspiraient pas confiance, soit parce qu’ils adhéraient au projet proposé par celui qui allait être élu au second tour. Les deux motivations se sont retrouvées parfois chez une même personne.

Il faut tenir compte également des 42,09 % d’électeurs du second tour qui se sont ajoutés à ceux du 1er tour pour garantir l’éviction de la candidate fasciste. Figurant parmi ceux-là, il est clair que je ne conteste pas l’élection du Chef de l’Etat. La Démocratie a joué. Je la respecte.

Cela ne signifie pas que j’adhère entièrement à la politique qui se profile avec, notamment, la nomination d’un Premier Ministre de droite. Je ne suis pas seul à penser ainsi. Le Parti Socialiste a fixé clairement sa ligne, même si certains s’en exonèrent.

Il serait en effet prématuré de se réclamer d’une majorité présidentielle qui, pour l’heure, se dessine de façon plutôt hétérogène.

Pour certains, le clivage gauche-droite serait dépassé. Ce serait une erreur historique que de persévérer dans ce positionnement.

D’ailleurs, il y a déjà plus que des nuances qui apparaissent dans le projet de réforme du code du travail par ordonnances.

Certes, cette procédure est prévue par notre Constitution. Si, pour le Président de la République il y a une urgence, le fonctionnement parlementaire permet de légiférer rapidement si nécessaire.

C’est dire que je préfère un débat au Parlement avant la promulgation de la loi plutôt qu’après, au moment de la ratification de l’ordonnance. Les citoyens éliront les 11 et 18 juin prochain des députés pour que ces derniers les représentent et écrivent la loi. Ils ne chargeront pas des technocrates, quelles que soient leurs qualités, de mettre en œuvre des dispositions législatives pour lesquelles toutes les garanties démocratiques n’auront pas été respectées.

Plus les députés socialistes seront nombreux, plus ces garanties seront assurées.

jeudi 18 mai 2017

A droite, toute !

J’ai voté Macron… au 2ème tour. J’en ai déjà donné les raisons : chasser l’extrême droite.

J’ai voté Macron et donc contribué à son élection mais je ne m’y retrouve pas dans la constitution de son premier gouvernement.

L’objectif de ce gouvernement est connu : donner une majorité au Président de la République dans moins de quatre semaines. En présentant un candidat dans quasiment toutes les circonscriptions, sans tenir compte de la situation locale, et notamment du risque d’élection d’un candidat fasciste, Monsieur Macron confirme sa détermination à éliminer le Parti Socialiste et ses élus du paysage politique français.

Que trouve-t-on dans ce gouvernement ? Des hommes et des femmes de droite qui, ne serait-ce qu’au cours du quinquennat de François Hollande, se sont opposés, parfois violemment, à la politique menée depuis 2012.

Les le Maire, Darmanin, Bayrou, de Sarnez, n’ont jamais manifesté une volonté de défendre la justice sociale.

On y trouve des hommes et des femmes de gauche, me dira-t-on, en citant tel ou tel notable, socialiste jusqu’à ces temps derniers. Ils ont tous la même caractéristique : avoir trahi leur famille politique avant le 1er tour.

On y trouve enfin des illustres inconnus, à l’exception de Monsieur Hulot, hommes ou femmes, appartenant à la fameuse société civile. Pour Aristote et Cicéron, dans l’antiquité grecque et romaine, ce vocable servait à définir « l’unité politique de la Cité ». Elu pendant près de quarante ans, je revendique d’appartenir à la société civile pour avoir toujours œuvré à « l’unité politique de la Cité ». Je n’ai jamais été un citoyen différent de mes concitoyens et je suis certain que c’est le cas de tous les responsables politiques.

Que l’on cesse de nous rebattre les oreilles avec ces mots ségrégatifs : nous appartenons tous à la société qui nous entoure et c’est elle, qu’en démocratie, il faut organiser avec l’ensemble de ses membres.

J’entends d’ici les accusations de ringardise qui seront portées à mon encontre : l’heure serait au renouvellement des personnes, des méthodes, des pratiques.

Pourquoi pas. Il y avait cependant moyen de le faire sans afficher un renoncement aux valeurs fondamentales portées par le Parti Socialiste depuis plus d’un siècle.

Disant cela, je ne fais pas « passer mon Parti avant mon pays » comme on nous le dit aujourd’hui pour justifier le ralliement de notables de gauche ou de droite.

A tous les moments difficiles de son histoire, la France a pu compter sur les Socialistes. Ce sera encore le cas dans les semaines et les mois à venir.