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lundi 11 septembre 2017

Fainéant, cynique, extrême



A travers ce « blog » de rentrée, je revendique ces « qualités » puisque c’est par ces mots que le Président de la République a désigné ceux qui oseraient s’opposer à sa politique.

Dans l’injure, le Jupiter que les Français ont élu en mai dernier n’en est pas à sa première incartade verbale.

Rappelons-nous sa condamnation des salariés illettrés de l’entreprise GAD en Bretagne. Il récidiva en injuriant des militants de la CGT porteur de tee-shirts : « la meilleure façon de se payer un costard c’est de travailler ».

D’autres déclarations du même genre ont permis de découvrir le caractère suffisant de ce personnage.

Cela, c’est pour la forme.

Pour le fond, les quatre premiers mois de ce quinquennat sont particulièrement riches en exemples de choix politiques ou de positions illustrant le retour d’une politique gouvernementale libérale dans notre pays.

Ainsi, en cette rentrée scolaire qui a marqué la semaine écoulée, la diminution du nombre d’enfants dans les cours préparatoires dans les secteurs en difficulté serait une mesure intéressante si elle ne constituait pas l’arbre qui cache la forêt des retours en arrière. Une nouvelle fois, l’éducation nationale est mise à mal par une politique d’abandon des avancées décidées par les gouvernements de François HOLLANDE.

Je n’évoquerai que pour mémoire la remise en cause de la protection des salariés à partir d’une prétendue modernisation du Code du Travail.

Il en est de même pour la diminution de l’APL ou pour l’asphyxie des collectivités territoriales qui se profilent dans un avenir proche.

La grande argumentation de M. MACRON est de dire qu’il fera « ce pour quoi les Français l’ont élu ». C’est de la malhonnêteté intellectuelle car ont adhéré à ses propositions les 8,7 millions d’électeurs qui ont voté pour lui au 1er tour, soit 18,19 % des inscrits.

Tous les autres, c’est-à-dire 28 millions de votants, avaient choisi un autre projet politique.
Ils se sont ralliés à ce candidat pour éliminer l’extrême droite.

M. MACRON ne devrait pas oublier la nécessité qui est la sienne de tenir compte de la diversité des points de vue et cesser de vouloir imposer des dispositions que désapprouve une majorité de nos concitoyens.

On l’aura vu : je suis bien concerné par les invectives proférées par le Chef de l’Etat alors qu’il était à l’étranger puisque je m’oppose avec détermination à sa politique. J’y reviendrai.